Monographies de la SoFOP

Prise en charge conservatrice de la spondylolyse et du spondylolisthésis de l’enfant et l’adolescent

E. EBERMEYER

Unité rachis, CHU Bellevue, Saint Etienne, France

[2020]

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Résumé

On estime que la découverte d’une spondylolyse associée ou non à un spondylolisthésis est estimée à environ 5% de la population ; elle est plus fréquente chez le jeune sportif jusqu’à 20 ou 30% dans certains sports pratiqués à haut niveau. Cette pathologie n’est pas forcément source de douleurs et la découverte fortuite sur une radiographie standard est fréquente. Elle serait alors considérée comme une adaptation pour permettre un équilibre sagittal satisfaisant. Cette découverte imposera toutefois une surveillance, mais aussi d’éventuelles mesures préventives d’une dégradation. 80% des lyses isthmiques seront symptomatiques et plus de 80 % des enfants présentant des symptômes seront soulagés par un traitement médical. (1, 4, 5). La prise en charge conservatrice, kinésithérapique et orthopédique, assurera la stabilisation de la lésion et l’indolence. La sémiologie clinique de la lyse isthmique est typique et reproductible et permet d’en faire le diagnostic : il s’agira d’une douleur lombo sacrée, droite ou gauche, rarement bilatérale d’emblée, s’aggravant avec l’effort, s’améliorant avec le repos, de survenue brutale ou progressive en quelques semaines. Chaque reprise sportive redéclenche la douleur, et ce de manière de plus en plus précoce. Deux facteurs sont en général réunis : un facteur prédisposant comme un équilibre sagittal favorisant l’hyperextension dans la région lombo sacrée et la répétition de microtraumatismes rachidiens sur une période de croissance.

Mots clés

spondylolisthésis, enfant, traitement conservateur

DOI

10.34814/sofop-2020-004

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