Analyses bibliographiques

Predicting the natural course of hemivertebra in early childhood. Clinical significance of anteroposterior discordance based on three-dimensional analysis.

Chang SY, N Y, Lee J, Lee N-K, Chang B-S, Lee C-K, Kim H. Spine. 2019; 44: E1362-8.

[2019]

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Analyse

Hémi vertèbres isolées

La question posée est : en présence d’un hémi vertèbre (HV) segmentée ou semi segmentée diagnostiquée sur une radiographie, la malformation associée de l’arc postérieur est-elle un facteur prédictif de l’évolutivité d’une scoliose congénitale ?

Travail rétrospectif provenant de Séoul, portant sur 97 HV segmentées (libres) ou semi segmentées, chez des enfants âgés de moins de 3 ans et suivis pendant au minimum 6 ans (critères d’inclusion). Toutes les autres conditions, dont les autres malformations du rachis et un âge > 3 ans, sont des critères d’exclusion.

Les unison HV sont les HV dont la malformation antérieure est concordante avec l’anomalie postérieure.

Les discordant HV sont celles dont les anomalies antérieure et postérieure sont différentes. Quatre types sont décrits en fonction des discordances de segmentation et/ou de niveau entre le corps et la lame. (Chacun de nous a eu l’occasion d’observer en opérant ces incohérences de niveau, avec un risque d’erreur un niveau de la résection chirurgicale).

58 garçons et 39 filles, 97 HV situées sur le rachis thoracique ou lombaire : 41 unison et 56 discordant HV.

Une progression significative de la scoliose est rapportée pour les 20 unison HV segmentées. En revanche les 21 unison HV semi segmentées et les 4 types de discordant HV ont une progression significativement plus faible de l’angle de Cobb.

Un biais est à signaler : durant le suivi d’au moins 6 ans, 11 patients sont sortis de l’étude car ils avaient été opérés : 4 unison HV segmentées, mais aussi 1 unison HV semi segmentée et 6 discordant HV.

Note : cet article est cependant bien fait, les exemples CT Scan sont clairs. Il doit pousser chacun à réfléchir aux anomalies associées de l’arc postérieur, et la SOFOP à poursuivre ce travail à partir d’IRM. En effet, l’étude des plaques de croissance et des disques pourrait peut-être mieux définir les critères prédictifs d’aggravation et préciser les indications chirurgicales.


DOI

https://doi.org/10.1097/BRS.0000000000003168

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